Elle n'a pas été monnaie courante cette année non...
Alors si résolution je dois prendre, c'est celle de m'y vouer en 2009 !
Bon, l'analyse cyclique de mes années me fait penser que le premier trimestre devrait être calme, dessinant une transition sereine... Laquelle je ne sais pas... Le 2008 aura marqué mon retour à l'urbanisme, et ma tentative de réconciliation avec la société. Il aura amorcé la renaissance des liens familiaux, l'espoir d'une vie heureuse et épanouie, avec les êtres chers et mes concitoyens. Il se sera terminé par la rencontre avec un grand bonhomme pas futé en apparence mais gentil, qui se mariait bien avec ce nouveau décor.
Tout ça aura finalement avec le recul été mon plus grand échec de l'année. Car tout ça s'est fait au détriment de moi, Jean-Philippe, être tranché et ombrageux, associable et solitaire, mais irrémédiablement naïf et influençable, pour ne pas dire manipulable.
Le second trimestre devrait m'amener une joie sentimentale, de courte durée. Et oui, à vouloir buriner la coquille pour la rendre lisse et arrondie, ils ont fini par la faire casser. J'ai pris sur moi, j'ai concédé, j'ai compromis ma spontanéité, mon intégrité, tout ça pour me laisser porter par leur vague... qui s'est brisée ce huit mai, puis ce trente juin. La société qui me renvoie dans mes pénates pour m'en protéger, l'être à qui je venais de me livrer en toute confiance qui baisse le masque et dévoile l'immensité de sa laideur. Affaibli physiquement, achevé moralement, éc½uré sentimentalement...
Le troisième sera donc celui du doute, de la peur, de la remise en question, des larmes, des angoisses, de la reconstruction aussi. J'ai plié et plié, mais toujours pas rompu ! La société a continué de m'agresser, ma famille aussi, et des amis ont été évincé. Est venu l'heure des choix. Un coup de détartrage, un nouveau filtre, la machine était prête à refonctionner, comme en l'an... quatre-vingt-un ! Tourné vers demain, avec des contours et limites francs, j'étais à nouveau armé pour vivre une nouvelle vie !
Et comme si tout cela avait besoin d'être mis à l'épreuve, le marathon s'est poursuivi ! Problèmes de travail, dessins de licenciements à faire subir, nouvelle agression, cette fois du grand connard d'ex sous prod', difficultés financières, nouvelle addiction à l'alcool, un poste sur mesure auquel j'étais promis qui par magie me passe sous le nez, et le remue-méninges familial de Noël, l'indescriptible douleur d'un nouveau-né hospitalisé et dont l'avenir est suspendu au verdict d'analyses interminables, le clash si longtemps avorté avec ma mère, qui enfin a accouché !
Non je ne crois aps que parce que dans vingt-cinq heures nous serons en 2009 tout changera ! Hélas non !
J'espère que le procès me permettra de me réconcilier avec le monde extérieur, et qu'il me permettra de pouvoir user à nouveau de droits universaux.
J'espère que le petit Pierre-Louis pourra vivre une vie d'adulte un jour, et que cette année qui vient permettra à tous ceux qui l'entoureront de s'aimer et de savoir se le dire, et à moi d'accepter que je n'aurai jamais les parents que je voulais, et qu'un frère et une s½ur aimants, c'est ça qui est important.
J'espère être un peu plus présent pour ceux que j'aime, à qui je ne le montre pas suffisamment... J'ai toujours cru que la rareté des choses les rendais meilleures, mais après tout, nos amitiés doivent pouvoir résider dans un partage plus régulier. J'espère aussi que vous serez toujours là, vous cinq en tout cas !
J'espère que je trouverai dans mon travail d'autres satisfactions que celles de voir mes collègues rire, parce que trop d'entre eux ne seront plus là, et que ce sera en plus à moi de leur signifier... J'espère trouver une autre opportunité que je garderai pour moi, et dont on ne me privera pas...
J'espère évidemment rétablir un bout de situation financière "saine".
Et puis j'espère trouver ce quelqu'un à aimer... homme ou enfant, l'avenir me le dira... Cette année devra en tout cas en fixer la priorité !
Ce qui est sûr c'est que 2008 'aura permis de fixer mes limites, et ça c'est assez énorme ! De ne plus faire ce que je n'ai pas envie de faire ! Ça aussi !
Il ne me reste plus qu'à faire ce dont j'ai envie, et ça, ça reste finalement le plus dur à définir ! Ai-je eu un jour réellement ce privilège ? Je ne crois pas ! Ma vie était un destin que j'ai laissé couler, dans les deux sens du terme. Aujourd'hui, je suis Homme, adulte, fier et riche de valeurs et sentiments ! ui ! Demain peut m'appartenir ! Il n'en tient qu'à moi !
Concupiscence ! Je viens à toi !
(oui c'est foutument plus pourri que d'habitude ! en même temps je reprends juste l'entrainement ! OK ? Bon ! Merci pour ton indulgence !)
(oui j'ai pas relu non plus et il doit y avoir de nombreuses fautes et/ou coquilles !!! Je sais ! Merci pour ton indulgence ! Bis !)