Le mot du mois : quotidien

Le mot du mois : quotidien
Bon ! Je sais pas vraiment pour qui ni pour quoi je reviens à cet exercice d'écriture... Mais bon ! Ça doit contenter la chèvre et le chou...

Donc voilà ! Quotidien ! Le mien ! Chaque jour est fait d'aventures différentes, pour un résultat journalier identique : avec le temps va tout va mal !

Cinq minutes viennent de s'écouler et décidément, pas envie d'écrire... Car ce ne serait qu'écrire pour remuer ces coups du sort lancinants, qui font que j'ai hebdomadairement des montées de larmes impromptues...
Alors oui il y a de bons moments dans tout ça... Les difficultés renforcent les liens humains... Il y a des petites victoires, et de grandes joies même, quand un procureur fait appel d'un jugement qui m'a semblé vraiment injuste... Il y a mon courage qui pointe à nouveau quand un mec louche traîne dans mon ascenseur et que je reste là débordant de confiance en moi comme pour le décourager de me suivre dans le parking... Il y a les sourires avec les amis à rire de ce putain de destin...

Mais il y a des cerbères qui me choppent la jambe régulièrement, et essaient de me traîner dans leur enfer. Une amyotrophie spinale qui va emporter un petit être dont le regard vif n'a cesse de rendre mes yeux humides, et qui me laisse face à la science pour décider du suivi d'un avenir. Il y a une santé de plus en plus altérée ; des nuits passées à voir des étoiles, de douleur ; des jours passés à ne rien faire que tousser, cracher ou vomir, dans l'attente d'un rétablissement. Il y a un boulot qui ne me motive guère plus, et quand bien même mes forces actuelles sont bien insuffisantes. Il y a des parents que je n'ai plus appelé depuis des semaines, et qui me laissent indifférent.

Ce qui me fait peur dans ce quotidien, c'est malgré tout la sérénité qui l'habite. Comme si toutes ces merdes à répétition en étaient des composantes établies... Ce qui me fait peur, c'est de continuer à survivre à tout ça sans même être sûr du pourquoi. Je suis né pour vivre, et comme un bon mouton, j'accomplis ce dessein.
Ouais c'est étrange, mais l'acoutumance à la douleur fait qu'aujourd'hui, une moindre peine devient un bonheur... Ouais, je m'en rends compte... Je suis malgré tout heureux, et ça me laisse perplexe...

Allez ! Je retourne à ma vie. Demain je dois prendre la route dans des conditions météorologiques difficiles, pour aller quelque part où je ne veux pas aller, avec des gens avec qui je ne veux pas parler... Ainsi soit-il !
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# Posté le lundi 02 février 2009 10:49

Le mot du jour : concupiscence

Le mot du jour : concupiscence
Elle n'a pas été monnaie courante cette année non...
Alors si résolution je dois prendre, c'est celle de m'y vouer en 2009 !

Bon, l'analyse cyclique de mes années me fait penser que le premier trimestre devrait être calme, dessinant une transition sereine... Laquelle je ne sais pas... Le 2008 aura marqué mon retour à l'urbanisme, et ma tentative de réconciliation avec la société. Il aura amorcé la renaissance des liens familiaux, l'espoir d'une vie heureuse et épanouie, avec les êtres chers et mes concitoyens. Il se sera terminé par la rencontre avec un grand bonhomme pas futé en apparence mais gentil, qui se mariait bien avec ce nouveau décor.
Tout ça aura finalement avec le recul été mon plus grand échec de l'année. Car tout ça s'est fait au détriment de moi, Jean-Philippe, être tranché et ombrageux, associable et solitaire, mais irrémédiablement naïf et influençable, pour ne pas dire manipulable.

Le second trimestre devrait m'amener une joie sentimentale, de courte durée. Et oui, à vouloir buriner la coquille pour la rendre lisse et arrondie, ils ont fini par la faire casser. J'ai pris sur moi, j'ai concédé, j'ai compromis ma spontanéité, mon intégrité, tout ça pour me laisser porter par leur vague... qui s'est brisée ce huit mai, puis ce trente juin. La société qui me renvoie dans mes pénates pour m'en protéger, l'être à qui je venais de me livrer en toute confiance qui baisse le masque et dévoile l'immensité de sa laideur. Affaibli physiquement, achevé moralement, éc½uré sentimentalement...

Le troisième sera donc celui du doute, de la peur, de la remise en question, des larmes, des angoisses, de la reconstruction aussi. J'ai plié et plié, mais toujours pas rompu ! La société a continué de m'agresser, ma famille aussi, et des amis ont été évincé. Est venu l'heure des choix. Un coup de détartrage, un nouveau filtre, la machine était prête à refonctionner, comme en l'an... quatre-vingt-un ! Tourné vers demain, avec des contours et limites francs, j'étais à nouveau armé pour vivre une nouvelle vie !

Et comme si tout cela avait besoin d'être mis à l'épreuve, le marathon s'est poursuivi ! Problèmes de travail, dessins de licenciements à faire subir, nouvelle agression, cette fois du grand connard d'ex sous prod', difficultés financières, nouvelle addiction à l'alcool, un poste sur mesure auquel j'étais promis qui par magie me passe sous le nez, et le remue-méninges familial de Noël, l'indescriptible douleur d'un nouveau-né hospitalisé et dont l'avenir est suspendu au verdict d'analyses interminables, le clash si longtemps avorté avec ma mère, qui enfin a accouché !

Non je ne crois aps que parce que dans vingt-cinq heures nous serons en 2009 tout changera ! Hélas non !
J'espère que le procès me permettra de me réconcilier avec le monde extérieur, et qu'il me permettra de pouvoir user à nouveau de droits universaux.
J'espère que le petit Pierre-Louis pourra vivre une vie d'adulte un jour, et que cette année qui vient permettra à tous ceux qui l'entoureront de s'aimer et de savoir se le dire, et à moi d'accepter que je n'aurai jamais les parents que je voulais, et qu'un frère et une s½ur aimants, c'est ça qui est important.
J'espère être un peu plus présent pour ceux que j'aime, à qui je ne le montre pas suffisamment... J'ai toujours cru que la rareté des choses les rendais meilleures, mais après tout, nos amitiés doivent pouvoir résider dans un partage plus régulier. J'espère aussi que vous serez toujours là, vous cinq en tout cas !
J'espère que je trouverai dans mon travail d'autres satisfactions que celles de voir mes collègues rire, parce que trop d'entre eux ne seront plus là, et que ce sera en plus à moi de leur signifier... J'espère trouver une autre opportunité que je garderai pour moi, et dont on ne me privera pas...
J'espère évidemment rétablir un bout de situation financière "saine".
Et puis j'espère trouver ce quelqu'un à aimer... homme ou enfant, l'avenir me le dira... Cette année devra en tout cas en fixer la priorité !

Ce qui est sûr c'est que 2008 'aura permis de fixer mes limites, et ça c'est assez énorme ! De ne plus faire ce que je n'ai pas envie de faire ! Ça aussi !
Il ne me reste plus qu'à faire ce dont j'ai envie, et ça, ça reste finalement le plus dur à définir ! Ai-je eu un jour réellement ce privilège ? Je ne crois pas ! Ma vie était un destin que j'ai laissé couler, dans les deux sens du terme. Aujourd'hui, je suis Homme, adulte, fier et riche de valeurs et sentiments ! ui ! Demain peut m'appartenir ! Il n'en tient qu'à moi !

Concupiscence ! Je viens à toi !

(oui c'est foutument plus pourri que d'habitude ! en même temps je reprends juste l'entrainement ! OK ? Bon ! Merci pour ton indulgence !)
(oui j'ai pas relu non plus et il doit y avoir de nombreuses fautes et/ou coquilles !!! Je sais ! Merci pour ton indulgence ! Bis !)
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# Posté le mardi 30 décembre 2008 17:03

Le mot du jour : culturisme

Le mot du jour : culturisme
Bon ! Quelques dix jours sans écrire... Des vacances ? Oui sûrement ! Qui permettent de mesurer ce qui est de l'ordre d'un intime inexploitable publiquement... et de ce qui est dicible, et qui change du leitmotiv lissé qui commençait à s'installer...

Ces derniers temps me sont réapparus certains de ces comportements qui avec du recul me font me demander si je ne suis pas raciste... Et oui ! Voilà le genre de question que bibi s'empoigne à résoudre...
Entre stigmatisation et discrimination, je ne reste pas impeccable face aux différences ethniques...

Alors non ! Avant tout, rationnellement, je suis évidemment de ceux qui pensent qu'aucune race n'a de supériorité !
Et pourtant, il y en a que je trouve inférieures...

J'ai foncièrement un rejet spontané des turcs. Mais ça, je le comprends ! Ça s'appelle un marquage au fer rouge ! Un oncle turc qui tente de nous tuer à Noël, un cousin de sang turc qui me viole, une turque qui s'enfuit avec l'enfant de mon cousin pour combler la stérilité de son mari au pays... Bref ! J'ai beau lutter pour me dire que tout ça n'est qu'un concours de circonstances, malgré tout, je ne peux m'empêcher de ressentir crainte, peur, effroi lorsque quiconque incarne un bout de Turquie.

Ensuite il y a cette nouvelle stigmatisation professionnelle. Je ne parviens pas à travailler avec des africains sub-sahariens. Ça me paraissait être une insulte fasciste infondée, mais mon expérience m'amène hélas à des conclusions proches de celles faites dans certains partis extrémistes : les africains immigrés sont lents, et ancrés dans un machisme inamovible. Et ça m'est insupportable ! Alors au début, vous faites preuve de discrimination positive, et dialoguez un peu plus avec ces personnes dont vous avez la responsabilité de l'intégration dans deux cultures française et d'entreprise... Et au final, tout ce que vous avez donné n'a servi qu'à renforcer la capacité de la personne à s'installer dans sa culture : des hommes esclavagistes et lents ("Oui ! En Afrique on n'a pas le sens du temps..." Enfin quand "pour demain" se transforme en "pour la Saint-Glinglin"...), des femmes soumises, timides voire transparentes... Alors je fais quoi moi de tout ça ? Est-ce que d'une part je traite finalement avec équité et mets dehors la personne ? En même temps, si je n'avais pas été enclin à discriminer positivement, les choses auraient peut-être évolué autrement... Mais bon le résultat est là ! Et comment je fais à l'avenir... Avec les quelques exemples que j'ai, j'avoue qu'entre un africain et un européen à compétences égales, ben je prendrais l'européen... Attention tout de même, quand je dis africain, je ne dis pas noir... Tout ça est une question d'incompatibilité de cultures, de mon regard, et évidemment qu'un noir français est un français ! J'ai la gerbe à écrire ce genre de phrase, mais bon, je crois que l'art du bien-pensant n'est plus de mon bois !

Bon et puis au-delà des considérations professionnelles, et des traumas de l'enfance, ben j'ai un autre frein... Olfactif ! Comme je l'ai souvent dit, je suis capable de refouler quatre-vingt-dix pour cent des mecs qui me plaisent pour des questions d'odeurs corporelles ou autres phéromones... Et ben ce sont cent pour cent des non européeens, caucasiens ou latins qui émettent des effluves qui me sont insupportables... Alors je fais quoi de ça... Je trouve ça tellement injuste et stigmatisant ! Et pourtant, à chaque fois que je rentre dans une pièce où est un étranger, je dis spontanément, et sans même l'avoir vu, "ça sent le fennec par ici" !

Alors est-ce que mon comportement relève de propos passibles de condamnation... Sur le papier, je le crains... Mais je ne peux me considérer comme raciste, parce que je ne le suis pas, fondamentalement. Je suis culturiste, oui surement, et je pense qu'il existe des fossés difficilement franchissables, en tout cas dans un sens...

J'assume donc le clivage entre mes idéaux et mes actes, et malgré tout, je reste convaincu que le métissage reste l'avenir de l'homme, et pour le meilleur.

# Posté le lundi 15 décembre 2008 10:44

Le mot du jour : métamorphose

Le mot du jour : métamorphose
Ma vie n'est qu'une infinie métamorphose.

Tant de choses se répètent dans ma vie... Je vais passer sur les heurts physiques, car au moment où j'écris mes douleurs me saisissent suffisamment pour que j'ai envie de les oublier.
Mais à ce moment précis, je reviens sur les échecs amoureux. Aujourd'hui je me suis fait jeter. A dire vrai, mon intuition n'était pas bonne et c'était prévisible, donc pas de déchirement cardiaque, mais plutôt des remords. Remords d'avoir une fois encore été moi-même pour quelqu'un qui, de ma place, me paraît bien loin de lui-même...
Et pourtant, tout ce que nous avons échangé en 3D était sincère, mais il s'est excentré pour retrouver ce confort rationnel qu'est de se complaire dans des "problèmes" matériels et tangibles qui ne laissent plus de place à l'envie !

Bref ! Deux interrogations qui se complètent et se confrontent dans ma tête : pourquoi est-ce que je choisis toujours les mecs paumés ? Pourquoi est-ce que je choisis des mecs tout court ?
Si la première question est lancinante, redondante, et ne trouve d'autres réponses que d'essayer d'identifier au plus vite les mauvais castings, sans parvenir à ne pas les retenir sur CV, la seconde, dans sa vérité, est vraiment nouvelle.
J'ai longtemps chercher la marche arrière à l'homosexualité, et un jour j'ai compris qu'il n'y en avait pas. C'était il y a deux ans. Mais ce que je n'avais pas compris, c'est qu'il y a une seconde après la première... Quand sur le sofa de la psy j'ai compris que j'étais gay et juste gay, c'est venu de la phrase : "avec les filles il n'y a aucune ambiguïté". Et aujourd'hui quand je la lis, je me dis que ça montre bien qu'il y a ambiguïté avec les mecs... Et oui, c'est ambigu d'avoir essayé plusieurs centaines de paires de chaussures et de n'en avoir trouvé aucune à son pied... Et aujourd'hui, il me paraît évident que si je n'aime pas les femmes, c'est à cause de leur vagin. Et que je focalise tout là-dessus... Mais j'aime tout le reste ! Alors que chez les mecs, et les gays en particulier, Dieu qu'elles sont nombreuses les choses que je n'aime pas. Et là où je m'aperçois que je ne suis peut-être pas gay, c'est que quand un mec trans me plait, je ne suis pas en mesure de travailler ça ! Moi qui suis pourtant moralement très ouvert, je me retrouve à lutter pour ne pas dire elle à lui, à cause de ce foutu vagin...

Le leitmotiv de ma vie, le vagin ! Mais pourquoi cette terreur ? Je sais que c'est ça que je dois comprendre aujourd'hui. Mais après, je ne peux abandonner tout l'acquis d'un quart de siècle et les mécanismes de désirs masculins qui se sont ancrés... Tourne-t-on la page aussi facilement ?

J'ai peur. Peur d'être un hétéro ! Et si la bisexualité que j'ai toujours trouvé difficile à comprendre était là : un conflit entre inné et acquis. Je suis un hétéro inné (ce qui ne me laisse en rien penser que l'homosexualité ne puisse pas l'être !) qui buriné par les épreuves de la vie a dû choisir l'homosexualité ...Ça semble incongru, mais pourtant c'est sincère...

# Posté le jeudi 04 décembre 2008 12:49

Le mot du jour : signe

Le mot du jour : signe
Je ne trouve que ça à questionner face au sort...

En plus de creuser le trou de la sécu, aujourd'hui je creuse les statistiques de délinquance...
Avril deux mille six, agression sur mon lieu de travail... Une légère douleur intercostale, des mois de suivi de cette affaire qui concernait un fiché, et la peur de ma balader dans cette ville que je venais d'intégrer...
Mai deux mille huit, l'Agression (oui celle avec un grand A). Des plaies physiques pendant quelques jours, mais surtout un choc psychologique important dû au caractère homophobe et à la stigmatisation violente et dangereuse qu'elle a impliqué sur tous les hommes qui sont là pour sauver nos vies...
Juillet deux mille huit... A deux doigts d'y passer... Deux gars qui a priori voulait me racketter, évité de quelques secondes par le claquement opportun de la porte d'entrée de l'immeuble.
Novembre deux mille huit, un agression irraisonnée, en tout cas de ma place, de mon ex que je n'ai pas vu depuis plus de cinq mois, et que pour tout un tas de raisons j'aurais pu avoir envie de cogner, ce que je n'ai pas fait... Mais l'inverse me semble juste abracadabrantesque ! Bref un coccyx probablement fracturé... et des réminiscences de mes angoisses...

Aujourd'hui, face à ces hasards plutôt flippant qui m'empêchent de prendre possession de cette ville qui pourtant, au final, commençait à me séduire, je ne peux y voir que de signes. Cette ville n'est pas faite pour moi, et je n'y construirai pas mon bonheur.
Je ne vois pas d'autre cause possible à ces quatre agressions sans motif commun.

Enfin si jamais le plaisantin qui joue avec nos vies quelque part là-haut pouvait entendre qu'un simple courrier pour dire ça serait pas plus mal...

Bon peut-être fallait-il que ces gens-là me croisent pour cesser leurs agissements en toute impunité... Ouais... C'est bien gentil tout ça, mais je suis pas un Saint-Bernard moi, et encore moins un punching-ball !

Je veux un peu de tendresse dans ce monde de brutes !
A bon entendeur, salut !

# Posté le lundi 01 décembre 2008 16:11

Modifié le lundi 01 décembre 2008 16:26